Pourquoi la mode rejette-t-elle les standards de beauté ?

Pourquoi la mode rejette-t-elle les standards de beauté ?

Pourquoi la mode rejette-t-elle les standards de beauté ?

Mono-sourcils exhibés fièrement, appareils-dentaires affichés sur de larges sourires, acné célébré sur et en dehors des podiums : après des années de diktats d’une beauté lisse et aseptisée, l’industrie de la mode semble aujourd’hui s’éloigner de ses standards pour leur préférer les physiques jusqu’ici supposés imparfaits. C’est donc la dernière sensation qui enflamme les réseaux sociaux comme les pages des magazines féminins : le mono-sourcil fait sa grande apparition parmi les tendances beauté de l’année. A l’origine, on doit l’émergence de l’”unibrow” au mannequin Scarlett Costello, qui en a fait sa marque de fabrique. gé de seulement 19 ans, la jeune femme revendique son individualité comme une force et encourage toutes les jeunes femmes à mettre en avant leur beauté sans artifice. « Je crois vraiment que les gens sont plus beaux lorsqu’ils acceptent leur corps tel qu’il est”, glisse-t-elle d’ailleurs à ce sujet au TeenVogue. “C’est cette confiance en notre propre beauté naturelle qui est importante. » souligne Scarlett Costello, le modèle invite même toutes les femmes à ne plus se raser et les invites à reprendre possession de leurs corps comme un acte séditieux et politique.
Quand on parle de mono-sourcil, impossible de ne pas penser à Frida Khalo-ish. D’ailleurs, ce phénomène se retrouve également chez les homme à l’affiche d’une campagne créée par la marque Levi’s en mars dernier, incarnée par Adrien Sahores. Cela peut paraître surprenant de prime abord, le mouvement n’est en fait qu’une suite logique par rapport aux revendications féministes pour une pilosité libre, entre autre aux imperfections que la mode invite aujourd’hui à célébrer. Bien plus que de combattre une idée de la laideur, c’est avant tout une invitation à ne plus cacher ses imperfections qui est envoyé comme message. Dailleurs, depuis le 1 octobre 2017, un décret oblige les diffuseurs de publicités à faire savoir au public si une photo publiée a été retouchée. Toutes personnes ne respectant pas ce nouveau décret s’expose à une amende de 37.500 euros.

La tendance des modèles hors-normes

Maintenant, ce sont les agences de mannequins qui cautionnent et poussent leurs jeunes ambassadrices à cultiver leurs singularitées, comme de Ford Models, l’agence de Scarlett Costello qui la poussa très tôt à laisser pousser ses sourcils. Un choix qui, aujourd’hui s’avère payant selon les dires la jeune mannequin : « Récemment mes sourcils m’ont aidé à trouver du travail ». Kenzo, pour son défilé printemps-été 2017, a fait appel à un casting d’individus aux corps hors normes et transformés en statues vivantes. Chez la marque Gypsy Sport on célèbre les “freaks” de tous genre à l’aide d’un casting ouvert à tous sur internet. À mille lieux de l’esprit des années 1990 et 2000 qui étaient aveuglées par les beautés parfaites de ses modèles.

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