la finance islamique c’est quoi ?

la finance islamique c’est quoi ?

la finance islamique c’est quoi ?

Le monde de la finance est un monde très compliqué, qui a nourri beaucoup de légendes, mais qui est régi par des règles très strictes. Ces règles sont déterminées par le marché, mais aussi par des lois et des règlements imposés par la commission internationale, les banques centrales ou autres. Les lois sur l’émission du dollar par exemple, sont fixées par la FED (réserve fédérale des états unis d’amérique), la valeur et l’inflation de l’euro sont décidées par des politiques mises en place par la BCE (banque centrale européenne), et d’autres mesures financières sont contrôlées par des hautes institutions. Des institutions financières propres aux pays existent aussi, qui sont réglées selon les lois de la finance mondiale, mais aussi par les coutumes, les religions, les traditions. Le mythe antisémite du juif proche de l’argent vient du fait que les catholiques non membre du clergé n’avaient pas le droit de toucher à l’argent dans les banques et autres. Alors, si la finance est également régie par la religion, qu’en est il de la finance islamique ? Quelles sont ses particularités ? Et surtout qu’est ce que c’est ?

La finance islamique recouvre l’ensemble des transactions et échanges de produits financiers selon les lois imposées par la charia, des lois islamiques. Les valeurs de la finance islamique sont selon leur propres termes justice, équité et transparence. Mais ces valeurs interdisent à la finance islamique de nombreuses transactions et empêche ainsi le développement de cette finance à la même hauteur que les finances capitalistes par exemple.

Dans les faits, la finance islamique interdit la spéculation, via l’interdiction de l’intérêt, et de l’incertitude, de l’envie. Il est également interdit d’investir dans les domaines considérés par cette lois comme illicite, comme le tabac, l’alcool ou encore les jeux d’argent, les paris etc…

La finance islamique a été en grande partie théorisé dans un livre intitulé “the economic problem of man and its islamic solution”, publié en 1947, par Sayyid Abul Ala Maududi. Ce théoricien trouve alors un compromis à mi chemin entre le capitalisme et le communisme, basé sur les lois révélées de l’islam, que l’on retrouve dans la chari’a.

Des critiques sont émises à cette finance. Si certains la voit comme la seule solution pour parvenir à une finance juste, et qui prône l’équité sociale, réduisant ainsi les inégalités tout en n’appauvrissant pas la population globale, d’autres critiquent sa politique anti intérêt. En effet, les intérêts étant la première source de revenus bancaire dans la majeure partie du globe, et l’économie étant mondialisée et globalisée, un tel système ne peut que difficilement s’inscrire dans un mouvement général mondial?

Néanmoins, de nombreux pays comme la Malaisie, l’Iran ou encore le Pakistan ont leurs propres institution islamiques, et la finance islamique a glané en 2012 près de 1504 milliards de dollars, somme considérable vu le peu de pays y ayant adhéré.

La finance islamique est tout de même religieuse, et tient donc de certaines valeurs que le laïcisme vers lequel les sociétés occidentales rejettent.

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